Koroll en métro au Meliaj

Koroll au Meliaj : Métro, boulot, an dro - Danses bretonnes dans le métro

Arrivee du groupe au palais des congresLa seconde partie du championnat de danses bretonnes se déroulait les 2 et 3 juin 2013 au Palais des Congrès de Saint-Brieuc au sein d'un évènement appelé Meliaj car regroupant tous les Cercles celtiques des 1ere, 2ème, 3ème et 4ème catégories participant au concours.

Le groupe de Koroll Breizh se présentait en 4ème catégorie et devait donc assurer un spectacle de 10 minutes en montrant une cohérence dans ses choix de musiques, chorégraphie et costumes.

Le choix fait cette année était original et donc risqué : Sous le titre Métro, Boulot, An dro, la chorégraphie suivait l'idée de faire participer les passagers du métro parisien à des danses bretonnes.

En cohérence avec cette idée, les danseurs étaient en costume "de tous les jours", bref en guise ("mode") de Parisiens.

Pour autant, concours de danses bretonnes oblige, ces "voyageurs du métro" étaient censés maîtriser les danses qui se sont enchaînées sous des formes traditionnelles et chorégraphiées : après le Chanj tu, un Kas a barh, puis un avant deux de Travers à la mode de Ligné-les-Touches, une Gavotte ton double mode du Poher et un Pach Pi.

Métro, boulot, Andro

La préparation

Nous avons été installés dans un immense gymnase amménagé avec des espaces de préparation pour chaque groupe. Un accueil était prévu avec des boissons et des petits gâteaux et des tables mises à disposition pour se restaurer.

Tout était parfaitement organisé et les bénévoles charmants. Le temps était agréable. Nous étions dans les meilleures conditions possibles.

Coiffe de quintinNous nous sentions néanmoins bizarres, partagés entre le plaisir de ne pas avoir une longue préparation pour mettre un costume breton et une certaine gêne en voyant les danseuses des autres groupes mettre leurs costumes traditionnels et disposer leurs coiffes.
Costumes de l aven

Mais notre petit groupe de 2 musiciens et 10 danseurs avait bien décidé d'assumer le choix difficile d'effectuer un spectacle sans beaux atours, avec nos dégaines de voyageurs du métro parisien.

 

Accueil des organisateursNous avons sérieusement repéré les circuits, pris nos repères avec les accessoires sur la grande scène et contemplé l'immensité de la salle de spectacle devant laquelle notre petit groupe allait se produire.

Et, pour chaque étape, des bénévoles nous expliquaient ce qui allait se passer. 

Les indications ont été données pour l'installation de nos deux musiciens : Pascale qui devait alterner du synthé et de la flûte et Jean-Claude qui jouait de l'accordéon.

Soaz s'est préoccupée du micro dont elle allait être équipée comme meneuse de chant puisqu'elle avait le rôle de lancer le début des danses en interpellant les passagers du métro pour les entraîner dans une première danse : un chanj tu (andro retourné).

Et Michel devait savoir comment et quand rejoindre la régie pour lancer le spectacle et le terminer avec une petite vidéo et une bande son.

Après quelques répétitions, nous étions aussi prêts que nous pouvions l'ëtre.

A l'heure prévue, nous avons effectué notre prestation avec tout notre engagement et avec l'envie de nous amuser malgré un certain stress face au défi d'occuper à 10 et en costumes de tous les jours une si grande scène.

Certains ont eu le regret d'avoir fait quelques erreurs, mais globalement, la cohésion du groupe a payé. Nous avons communiqué notre conviction au public qui a adhéré au scénario et l'a apprécié. C'était vraiment agréable d'entendre des rires et des applaudissements dans la salle.

Nous sommes sortis soulagés et euphoriques, ravis d'avoir réussi le pari d'un parti pris original et risqué.

Les notes du jury en témoignent : l'aspect artistique incluant la chorégraphie a été noté 18/20.

Avec 15,50, la note sur les danses proprement dites est honorable.

Seule la note portant sur la musique et le chant a été un peu en retrait avec 12,50. Mais cette note tenait compte du choix des instruments et il est clair que le synthé et l'accordéon ne sont pas traditionnellement associés à la gavotte montagne.  Les musiciens comme les chanteurs ont réalisé une prestation convainquante qui a porté le groupe de danseurs qui a pris un grand plaisir.

Et au total, nous sommes fiers de nous : pour un groupe de faible effectif, tant de danseurs que de musiciens, nous avons marqué les esprits et notre passage a été remarqué positivement.

Bravo à Nathalie et aux membres de la Commission Chorégraphie d'avoir osé un spectacle contemporain et original et d'avoir su optimiser les moyens somme toute réduits dont disposait le Cercle cette année.

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